Les premières Assises de la littérature jeunesse


 

Au mois d’octobre dernier, se sont tenues à la Bibliothèque Nationale de France, les Premières Assises de l’Edition Jeunesse. Cet évènement est destiné aux professionnels et à toute personne intéressée par ce secteur avec l’objectif pédagogique  d’expliquer le métier d’éditeur et toute la chaîne de conception d’un livre, de l’auteur au lecteur.

En notre qualité de lectrice ou de lecteur LFL, n’est-il pas intéressant de connaître cette transformation du projet de l’auteur en objet livre ?

Aussi ai-je lu avec beaucoup d’intérêt la synthèse d’une table ronde modérée par Brigitte Leblanc (directrice éditoriale chez Gautier-Languereau et Hachette Enfants), et intitulée « Du projet à l’objet » qui réunissaient François Place (Auteur Illustrateur), Jean-François Saada (directeur artistique chez Gallimard jeunesse) et Alix Willaert (chef de fabrication chez Albin Michel).

« … Jean-François Saada explique les différents rôles du directeur artistique : il doit rester fidèle à une intention de l’auteur (le thème, la scansion du texte, l’intimité, la gamme infinie des sentiments, etc.) et passer de l’intention à la réalisation d’un objet. Les visions parfois se confrontent et l’objet naît d’un dialogue nourri et fécond entre éditeur, auteur, illustrateur, directeur artistique, chef de fabrication. Il s’agit de rendre une équivalence graphique avec l’intention de l’auteur. Le directeur artistique s’intéresse aussi à l’usage : comment sera perçu le livre, quel sera le rapport entre le texte et l’image ? Il parle de « catalyseur graphique »: il cite l’exemple d’un projet d’album par un auteur qui, en raison du thème, du volume du texte a basculé, suite au regard du directeur graphique, vers un roman illustré. La pensée est donc en mouvement voire en volume (pour les livres pop-up).

Le directeur de fabrication, lui, a un rôle très concret, comme l’explique Alix Willaert : il lui incombe de faire advenir un objet en fonction des exigences du marché et des exigences techniques…. »

 » …La question est de savoir si les possibilités sont infinies et de savoir combien coûte le projet : les livres sont ainsi souvent réalisés en Chine, en particulier les pop-up. Brigitte Leblanc cite les albums d’Antoine Guilloppé, dont les découpes lasers ne peuvent être réalisées que par des machines en Chine, de telles machines n’existant pas en France. Certains projets, explique-t-elle, ne pourraient pas exister s’ils n’étaient pas faits en Chine… » extrait d’un billet sur le  site Le magasin des enfants, Carnet de recherches de l’Afreloce, suite de ce compte-rendu passionnant sur leur site. N’hésitez pas à vous y rendre.

A découvrir également la synthèse du Syndicat National de l’Edition

 

Le 28 novembre 2017

CB

Date de publication : 04 décembre 2017

 

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