Nos jeunes lisent de plus en plus sur écran. Est-ce un problème ? Réponse scientifique.


 

Frédéric Bernard, Maître de conférence en neuropsychologie, Université de Strasbourg a écrit un très intéressant billet sur le sujet de la différence de la lecture sur écran ou sur papier.
J’en ai extrait un passage:

« ..la lecture d’un livre implique non seulement l’analyse et le traitement de ce qui y est écrit mais aussi l’association entre un contenu et un objet riche d’un point de vue sensoriel. Forme, couverture du livre, odeur, nombre et épaisseur des pages aident notre cerveau à intégrer les informations qui lui parviennent et à mieux les retenir dans la durée.

En stockant des milliers d’ouvrages, tablettes et liseuses permettent certes d’alléger les cartables, mais, lus sur un même support, manuels scolaires et romans seront associés à une expérience sensorielle moins spécifique et seront par conséquent moins bien traités et mémorisés. Les résultats d’une étude qui vient d’être publiée par Mangen, Olivier et Velay(2019) vont dans ce sens.

Les auteurs ont demandé aux participants de l’étude de lire un long texte narratif en utilisant soit un livre soit une liseuse. Si les performances générales de compréhension mesurées étaient globalement les mêmes, quel que soit le support, la lecture sur papier permettait de mieux se rappeler où les phrases sont apparues précisément et dans quel ordre les événements se sont déroulés.

Les auteurs considèrent ainsi que la manipulation d’un vrai livre pendant la lecture apporte des informations sensorielles et motrices plus riches, ce qui permet de mieux traiter et de mieux mémoriser le texte et l’organisation temporelle des événements décrits. Ainsi, les données scientifiques actuelles nous amènent à continuer de privilégier la lecture de livres imprimés si l’on souhaite favoriser la compréhension et la mémorisation de ce qui est lu. »

Cette étude reprise par cet éminent professeur confirme scientifiquement combien ces magnifiques albums que nous  proposons à Lire et Faire Lire, marquent l’imaginaire de nos jeunes auditoires et participent à la compréhension et à la mémorisation sensorielle de tout cet univers magique du livre papier. 

source : Journal La tribune, article in extenso de Frédéric Bernard

Publication le mercredi 27 mars 2019.

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