Le parcours singulier d’un auteur, Georgina Moskovitch

Georgina Moskovitch à gauche, Corinne Prévost à droite.

Le parcours singulier d’un auteur,

venu sur le tard à l’écriture de livres jeunesse.

Rencontre avec Georgina Moskovitch,
nouvelle venue dans le monde de la littérature jeunesse.
Comment d’une vie professionnelle bien remplie,
débouche-t-on sur le métier d’auteur de livres pour enfants ?

 Interview  du 18 octobre 2018
par le comité de rédaction du blog (CR)

 

 CR : Qu’est-ce qui vous a conduit à l’écriture ?

Georgina : J’ai toujours adoré écrire ; dès l’âge de 15 ans, j‘écrivais déjà de la poésie, des nouvelles. Plus tard, un petit recueil de poèmes a même été édité (« la plume d’oie »).

 CR : Et ensuite, votre parcours professionnel vous a-t-il mis en relation avec la littérature ?

Georgina : Je me suis mariée. J’ai eu ma première fille et ai donc dû travailler comme secrétaire sans pouvoir suivre les conseils d’un professeur de français qui m’encourageait à suivre des études littéraires. Toutefois, ce professeur m’a introduit dans son « Académie de poésie » à Nantes ; nous étions quelques personnes à nous réunir régulièrement pour échanger sur la poésie, la littérature. Les charges familiales et professionnelles m’ont ensuite rattrapées et  j’ai dû interrompre ces rencontres littéraires.

Avez-vous eu l’objectif de vous rapprocher professionnellement du secteur des livres jeunesse ?

Exercer un métier en lien avec les livres était un désir profond. Une rencontre avec une bibliothécaire va changer le cours de ma vie et me permettre de réaliser mon rêve.

Après avoir passé avec succès plusieurs examens et concours, j’ai obtenu le sésame pour en faire mon métier. Je m’y suis lancée avec enthousiasme et ai travaillé dans plusieurs bibliothèques nantaises dont celle du Conservatoire de musique; je n’y connaissais absolument rien à la musique mais j’ai quand même accepté le poste, toujours curieuse de découvrir de nouveaux horizons. Ce fut une expérience très enrichissante; j’y suis restée 7 ans puis j’ai pris des responsabilités dans mon métier de bibliothécaire, mon métier passion.

Et la littérature jeunesse ?

Mes meilleurs souvenirs restent les moments passés avec les enfants, lors de mes fonctions en secteur jeunesse. Ce fut vraiment un temps fort dans mon parcours professionnel.

Aviez-vous conservé le goût de l’écriture de votre jeunesse?

Oui, il restait là, latent et attendait sans doute le moment de s’épanouir.

La retraite arrive…

Oui, et je décide de la passer à Pénestin,  je me sens encore pleine d’énergie. Un nouveau projet ? écrire des livres pour les enfants.

Comment avez-vous concrétisé ce projet d’écriture ?

Une rencontre fortuite va de nouveau me permettre de passer du rêve à la réalité.

Devenue, à la suite d’une coïncidence, vendeuse dans une petite boutique de produits régionaux, à Pénestin, je rencontre une nouvelle collègue dont je découvre avec délice le talent de dessinatrice , talent que je ne possède pas du tout : Corinne Prévost .

Nos passions d’écriture pour moi et d’illustratrice pour elle vont se conjuguer à partir d’un petit hérisson découvert dans ses cartons à dessins.  Ainsi naît Zébulon et ses premières aventures avec « Petit Chat  ».

Comment s’est articulé votre travail avec celui de Corinne Prévost ?

Au point de départ, ce petit hérisson m’a inspirée. Corinne m’a demandé d’écrire l’histoire. Ensuite elle s’est emparée, en totale liberté, de mon récit pour réaliser ses illustrations avec beaucoup de justesse et de finesse.

Comment avez-vous trouvé un éditeur ?

Dans un premier temps, nous nous sommes auto-éditées puis nous avons été mises en contact avec une jeune maison d’édition dans le Cantal qui a accepté de diffuser « Petit Chat et Zébulon le hérisson ».

Que vous  apporte une maison d’édition par rapport à l’autoédition ?

Cela nous permet d’avoir un statut d’auteur édité, d’être reconnues, notamment par les librairies et les médiathèques.

Les ventes sont-elles au rendez-vous ?

Nous avons vendu pas mal d’exemplaires sur les marchés, au salon du livre de Kercabellec et aussi sur le site de l’éditrice.

Quels sont vos projets ?

Avec Corinne Prévost, nous allons écrire et illustrer quatre nouvelles histoires de Zébulon sur un thème différent ( par exemple le prochain portera sur l’amitié ) avec à la fin du livre un espace documentaire en lien avec le récit. J’ai également repris une histoire que j’ai écrite il y a très longtemps « Un monde à l’endroit, un monde à l’envers ».

J’envisage également de proposer des lectures aux malvoyants.

Mon projet de voir éditées en breton les aventures de Zébulon vient de se concrétiser avec  » Petit Chat et Zébulon « . J’en suis très heureuse.

A titre plus personnel, je pense à l’éventualité de rejoindre aussi  « Lire et faire lire » à Pénestin.

Pourrait-on dire que vous avez su saisir l’opportunité de rencontres pour réaliser vos rêves littéraires?

Oui en effet. Mais tel était sans doute mon destin car je ne crois pas au hasard !

 

Merci à Georgina  Moskovitch pour sa sincérité et sa disponibilité.

 

 

Le 18 octobre 2018

Chantal et Françoise

Publication du 12 décembre 2018

pour la trouver sur le site des éditions Malaloire

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